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Voilà à quoi devrait ressembler le Sion, une voiture exposée au soleil pour qu’elle fonctionne. Personne ne la vendrait, mais… elle fonctionnerait. Bien sûr, pas chez nous.

Voilà à quoi devrait ressembler le Sion, une voiture exposée au soleil pour qu’elle fonctionne. Personne ne la vendrait, mais… elle fonctionnerait. Bien sûr, pas chez nous.

BMW a donné une mission aux étudiants de l’Université Clemson (Caroline du Sud, États-Unis). Ils devaient concevoir une voiture capable de produire suffisamment d’énergie pour répondre aux besoins quotidiens de son propriétaire, tout en ayant encore une réserve. Ils y sont parvenus, mais ce véhicule n’aurait probablement pas été un succès commercial. Même s’il générait effectivement plus d’énergie pendant la journée que ce qu’il consommait pour fonctionner. Voici le Deep Orange 17.

Véhicule solaire. Une idée qui, sous sa forme occidentale, ne fonctionne pas.

Le développement du Deep Orange 17 a duré deux ans (source). La carrosserie du véhicule est recouverte de cellules photovoltaïques (comparez : le Sion de Sono Motors) ; au total, 1 781 cellules ont été utilisées. Ce véhicule génère de l’énergie tant qu’il est en mouvement, lorsqu’il est immobile, même s’il est garé à l’ombre, grâce aux cellules développées en collaboration avec l’Institut Fraunhofer. Les chercheurs de l’Université Clemson ont estimé que le véhicule parcourrait 19 kilomètres par jour (12 miles), ce qui correspond à environ 9,5 kilomètres entre le campus universitaire et l’extérieur. Et inversement.

Toute la panoplie photovoltaïque du véhicule lui permet d’atteindre une autonomie de 50 kilomètres par jour, ce qui correspond à 2,5 jours de trajet en une journée [ensoleillée ? – trad.] . De plus, la voiture récupère bien sûr de l’énergie lors des freinages et gère intelligemment son utilisation. Son poids total est de 550 kilogrammes – ce qui, ainsi que plusieurs autres limites, montre l’influence européenne : le véhicule pourrait donc, à défaut de mieux, être considéré comme un véhicule lourd à quatre roues (catégorie L7e). Dans ce cas, l’espace passager équipé de tuyauteries, les éléments en aluminium, les revêtements en fibres de carbone et les connecteurs imprimés en 3D ne constitueraient pas un obstacle à l’homologation.

L’expérience a eu lieu en Caroline du Sud, une région très ensoleillée. Dans notre région du monde, on peut s’attendre à des conditions similaires en Méditerranée ou au Moyen-Orient, c’est-à-dire dans des endroits où il est assez difficile de se téléporter depuis la Pologne pour recharger un véhicule en vue d’une utilisation normale. Afin que ce type de véhicule ait réellement un sens, il est nécessaire d’augmenter sa surface tout en réduisant considérablement sa masse. Les Indiens y ont déjà pensé il y a dix ans, et aujourd’hui ils préfèrent de plus en plus… installer des panneaux photovoltaïques sur leurs maisons, et dans les rickshaws, se contenter d’agrandir les batteries.

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