Shell installera 60 nouvelles stations de 400 kW en Pologne. C’est bon pour les itinéraires, mais moins bon pour le portefeuille.

Shell Recharge a ouvert à Marki la troisième station en Pologne financée par NFOŚiGW et a également dévoilé un plan d’expansion plus importante du réseau. D’ici la fin de 2026, 25 sites devraient être opérationnels, et d’ici la fin de 2028, 60 sites avec un total de 120 points de charge. Pour les conducteurs de véhicules électriques, ce qui est plus important que le simple nombre de prises, c’est que il s’agira de lieux entièrement nouveaux sur la carte.
À Marki, des chargeurs Alpitronic HYC400 d’une puissance allant jusqu’à 400 kW ont été installés, et c’est précisément ce type d’équipement que Shell souhaite mettre en place dans tous les nouveaux sites. Il s’agit de stations situées le long des routes importantes, sur les parkings multi-usages, dans les grandes villes et aux abords des routes d’évacuation. Chaque site disposera d’une station avec deux points de charge, il ne s’agira donc pas de grands hubs comme ceux mis en place par Ionity, mais plutôt de points permettant de combler les zones non couvertes.
C’est justement là que ça devient intéressant. 120 points de charge dans tout le pays ne représentent pas une révolution, mais 60 nouvelles adresses peuvent véritablement faciliter les déplacements. Un chargeur rapide sur un tronçon peu développé peut s’avérer plus précieux que d’ajouter d’autres postes là où le choix est déjà abondant.
400 kW, c’est bien sur le papier, mais c’est la voiture qui décide
Shell mise sur une forte disponibilité de prises 800 V ainsi que sur de nouvelles générations de modèles capables d’atteindre 250-350 kW. Aujourd’hui, la plupart des véhicules électriques ne profitent pas encore de ces capacités, mais il existe des exceptions. Chez Mercedes, le Exlantix ES et ET testé par la rédaction devait atteindre 290 kW, et le chargement de 9 à 80 % prenait 18 minutes. Le fabricant parle d’une autonomie d’environ 300 km récupérée lors d’une courte pause.
Cependant, il faut ajouter immédiatement une étoile. La puissance maximale du chargeur, c’est une chose, mais la charge réelle en est une autre. Ce qui compte, c’est la voiture, la courbe de charge, la température de la batterie, son niveau de charge et le connecteur. Un simple autocollant indiquant 400 kW ne garantit pas de miracles.
Paiement sans application, prix toujours très élevé
Pour les particuliers, la charge devrait se faire via un terminal de paiement ou après scan d’un code QR. Un facture peut également être générée à partir du QR, tandis que les clients de flotte utiliseront la Shell Card.
Au Markach, le prix actuel est de 3,19 zł/kWh. Après la période promotionnelle, ce tarif pourrait monter à 3,59 zł/kWh, car c’est le tarif que Shell applique déjà dans ses stations de 360 kW. Il ne faut pas le cacher : c’est un prix réservé aux désespérés ou à ceux qui sont vraiment en déplacement et n’ont pas de meilleure option à portée de main.
Shell fait donc quelque chose de sensé en ce qui concerne l’infrastructure, mais son tarif reste dissuasif. Selon vous, 60 nouvelles localisations suffisent-elles pour fermer les yeux sur un prix de 3,19 à 3,59 zł/kWh ?
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