Elle ressemble à une Ford Transit ordinaire, mais elle est plus chinoise que du riz aux trois délices : elle offre 254 km d’autonomie et ne coûte que 26 420 €.

10/09/2026 15:00
Mis à jour le
10/09/2026 15:00
Ford met en œuvre d’importantes transformations dans le domaine de l’électrique en Europe. Après avoir vendu près de la moitié de son usine d’Almussafes à Geely, l’entreprise annonce maintenant la commercialisation d’un nouveau fourgon électrique. Ford l’a baptisé Transit City, mais en réalité son origine est très éloignée de l’Europe et des États-Unis. La pression exercée pour réduire les coûts dans le secteur des véhicules commerciaux électrifiés oblige les constructeurs traditionnels à redéfinir leurs chaînes d’approvisionnement et leurs centres de production. Ford a décidé d’introduire en Europe son fourgon électrique Transit City, fabriqué en Chine.
Les clients européens, dont l’Espagne, peuvent déjà passer des commandes et les premières livraisons devraient commencer avant la fin de l’année. Le lot initial comprend environ 1 000 véhicules, avec un prix de départ de 26 420 euros. Cela marque le lancement sur le marché européen d’un modèle développé à l’origine pour son marché chinois, qui fait désormais partie d’une initiative d’exportation mondiale. La nouvelle Transit City est en réalité une Farizon V7e.
254 km d’autonomie et différentes configurations de boîte

La Transit City a été conçue pour être un fourgon économique destiné au transport de marchandises sur de courtes distances. Elle a été développée par la coentreprise entre Ford et le Groupe Jiangling Motors et est fabriquée dans l’usine de Xiaolan, dans la ville de Nanchang, à l’est de la Chine. Son orientation vers les trajets courts distingue la Transit City des véhicules commerciaux plus grands conçus pour le transport sur de longues distances, tels que la Ford e-Transit qui est en vente depuis des années.
La Transit City est équipée d’un moteur électrique de 110 kW (150 ch) sur l’essieu avant. L’énergie provient d’une batterie au phosphate de fer et de lithium (LFP) d’une capacité nette de 56 kWh, qui offre une autonomie de 254 kilomètres selon le cycle WLTP. Dans une station de charge rapide, dix minutes suffisent pour ajouter 50 kilomètres d’autonomie, ce qui est particulièrement utile pour les tournées de livraison avec des temps d’attente réduits. La charge utile atteint 1,6 tonne et le volume de chargement jusqu’à 8,5 mètres cubes.

Il existe trois variantes de carrosserie disponibles pour le marché européen. Ces dernières comprennent une version de combat courte avec toit bas, une version de combat moyenne avec toit haut, ainsi qu’une variante châssis cabine destinée aux carrosseries personnalisées. En fonction de l’usage prévu, il est possible de choisir le format adapté, allant des livraisons urbaines compactes aux gros volumes de charge. La version châssis cabine s’adresse principalement aux carrossiers qui souhaitent concevoir leurs propres solutions sur ce châssis.
Intérieur moderne et grand espace de chargement
Les tâches de livraison quotidiennes ne doivent pas être dépourvues des éléments de confort considérés aujourd’hui comme essentiels. Disponible uniquement avec la finition Trend, le Transit City inclut de série une porte de chargement latérale (côté droit), des portes arrière doubles, des rétroviseurs électriques, de la climatisation, un tableau de bord numérique de 7 pouces, un écran multifonction central de 12,3 pouces, une illumination dans l’espace de chargement, un siège conducteur chauffé, Apple CarPlay et Android Auto, une caméra arrière, un accès et un démarrage sans clé, ainsi qu’un équipement complet en matière de sécurité et d’assistants de conduite.

L’intégration du nouveau Transit City chinois au catalogue Ford Pro sur le territoire européen renforce l’offre de fourgons de transport urbain et interurbain, aux côtés des modèles déjà existants. La marque cherche ainsi à combler le délai nécessaire avant que ses propres plateformes électriques de nouvelle génération en Occident ne deviennent pleinement rentables. En même temps, cette manœuvre place Ford en concurrence directe avec les fabricants chinois indépendants de véhicules commerciaux qui ont commencé à arriver dans les ports européens, en rivalisant avec eux sur les prix grâce à une gamme soutenue par son réseau européen bien établi de distribution et de service après-vente.