Une nouvelle technologie de chargement automatique pour les navires de transport de marchandises en vrac réduit de moitié les émissions liées au fret.


Le transport de millions de tonnes de charbon, de sucre et d’autres marchandises en vrac est une activité complexe, et la décarbonation de ce secteur soulève de nombreux défis uniques – en particulier lors du chargement et du déchargement. C’est ce qui rend le nouveau MV Yampu si intéressant : il s’agit du premier navire de marchandises en vrac au monde capable de se charger et de se décharger seul !
Développé spécialement par les experts maritimes de CSL Group pour le géant du béton Adbri, le MV Yampu est un navire révolutionnaire de 125 mètres (~410 pieds) équipé d’un système de propulsion diesel-électrique de type locomotive, soutenu par un immense système de batteries marines de 131 tonnes et de 6 758 kWh conçu par les experts en batteries BESS Wärtsilä, capable de produire plus de 600 kW (~800 chevaux).
« Le MV Yampu représente une étape importante dans notre parcours de décarbonation et montre comment l’innovation pratique peut apporter des bénéfices environnementaux réels tout en répondant aux exigences des opérations commerciales », explique Louis Martel, PDG de CSL. « Chaque amélioration dans la manutention des marchandises, chaque perfectionnement des systèmes à bord et chaque innovation opérationnelle a été mise en œuvre avec un objectif en tête : aider nos équipes à effectuer leur travail de manière sûre, efficace et durable. »
Chargement et déchargement

Les batteries embarquées permettent au MV Yampu de fonctionner entièrement à l’énergie électrique pendant jusqu’à 40 % de son trajet – mais ce n’est pas tout ce qu’elles alimentent. Le même système électrique à batterie fait fonctionner le vaste équipement de déchargement automatique du navire, lui permettant de transférer les marchandises du cargo vers le quai sans recourir à des groupes électrogènes diesel ou à des convoyeurs mobiles, tout en accélérant le processus de chargement et de déchargement.
« Chaque jour, le calcaire transporté par le MV Yampu contribue à la production du ciment utilisé pour construire des maisons, des hôpitaux, des écoles, des routes et d’importants projets d’infrastructure en Australie-Méridionale et en Victoria », explique Paul Headd, PDG d’Adbri. « Pouvoir le faire tout en réduisant davantage les émissions aide Adbri à rester à l’avant-garde de la fabrication de ciment à faible émission de carbone en Australie. »
Les opérateurs du MV Yampu espèrent apparemment que des infrastructures de recharge côtière se développeront en même temps que des batteries plus énergétiques, permettant aux navires futurs de passer à une alimentation entièrement électrique. La date évoquée à ce sujet est un très prudent 2031.
Source | Images : CSL, via New Atlas.