Retour aux actualités
Divers

NABU : Les constructeurs allemands doivent accélérer dans le domaine des camions électriques

NABU : Les constructeurs allemands doivent accélérer dans le domaine des camions électriques
Scania-Elektro-Lkw-laedt

Image : Scania CV AB | Dan Boman

Au début de l’IAA Transportation à Hanovre, le Naturschutzbund Deutschland (NABU) demande une mise en service plus rapide des camions électriques à batterie ainsi qu’un développement accéléré de l’infrastructure de charge. L’industrie européenne des véhicules utilitaires fait face à une pression concurrentielle internationale croissante. Selon le NABU, l’Allemagne et l’Europe doivent maintenant veiller à ce que les camions de demain soient également développés et produits ici.

« La question cruciale n’est pas de savoir si la transformation du marché des camions est inévitable, mais plutôt où seront produits les véhicules de demain », déclare Merlin Jonack, expert en transports au NABU. « Ceux qui souhaitent assurer de la valeur ajoutée et des emplois doivent accélérer le développement des camions électriques à batterie et garantir ainsi la création de valeur nécessaire en Europe, tout en l’élargissant. Pour cela, l’industrie a surtout besoin de conditions politiques fiables. »

Les camions électriques sont désormais disponibles pour la plupart des domaines d’application et jouent, grâce à leur haute efficacité énergétique, un rôle central dans la décarbonation du transport routier de marchandises. Le NABU demande donc que les exigences européennes en matière de CO₂ pour les véhicules utilitaires lourds soient maintenues. Les constructeurs n’ont obtenu de flexibilité supplémentaire pour atteindre ces objectifs qu’en mai. Une nouvelle assouplissement retarderait davantage les investissements et affaiblirait la certitude de planification pour les constructeurs, les logisticiens et les exploitants d’infrastructures.

En même temps, le développement de l’infrastructure de recharge doit suivre le rythme de la montée en puissance des véhicules. La volonté du secteur d’investir se reflète dans les derniers programmes de subventionnement de l’État : un programme initialement doté de 50 millions d’euros pour les infrastructures de recharge privées pour camions électriques a été épuisé en quelques heures, et son montant a même été augmenté à 150 millions d’euros le même jour. D’autres programmes ont également fait l’objet de demandes bien supérieures aux capacités offertes.

« La politique ne doit pas opposer infrastructure et demande », déclare Jonack. « Les connexions au réseau doivent être mises en place plus rapidement, les stations de recharge dans les dépôts doivent devenir plus simples à utiliser, et le réseau public de recharge doit être développé sans tarder. Cependant, l’absence d’infrastructure n’est pas une raison pour ralentir la montée en puissance du marché. Des normes CO₂ plus faibles ne permettent pas de construire une seule borne de recharge. »

Le NABU plaide pour un accent clair mis sur les camions électriques à batterie. Les biocarburants durables, déjà rares, sont nécessaires dans d’autres domaines et ne constituent pas une base pour un marché de masse de camions. Les fonds publics devraient être utilisés en priorité là où le marché est déjà développé : dans les réseaux électriques, l’infrastructure de charge et les véhicules sans émissions.

Également intéressant

Au sujet de l’auteur

Thomas Langenbucher est un expert en mobilité électrique ayant travaillé dans l’industrie automobile et le secteur financier. Depuis 2011, il écrit sur ecomento.de à propos des voitures électriques, des technologies durables et des solutions de mobilité. En savoir plus.

Interactions des lecteurs