La CNMC met en garde contre le non-respect des règlements par 1 700 stations-service : ces dernières risquent des sanctions.

02/11/2026 11:00
Mis à jour à
02/11/2026 11:00
La Commission nationale des marchés et de la concurrence (CNMC) a constaté que 1 674 stations-service espagnoles n’ont pas communiqué leurs prix au Ministère de la Transition écologique pendant au moins une semaine au cours du mois d’août 2026. Ce chiffre représente 13,36 % des 12 527 stations-service prises en compte dans l’analyse, soit plus d’une sur huit. Le non-respect de cette obligation peut constituer une infraction grave, passible d’amendes allant jusqu’à 600 000 euros. L’organisme de régulation renforce la surveillance afin de déterminer quels établissements ne respectent pas la réglementation et de garantir la transparence des prix.
Près de 1 700 stations-service n’ont pas communiqué leurs prix pendant au moins une semaine
Les données de la CNMC montrent une augmentation considérable des cas d’absence de communication des prix. En juillet, l’organisme avait identifié 1 072 stations n’ayant pas communiqué leurs tarifs pendant au moins une semaine, ce qui représentait 8,56 % des installations analysées. Un mois plus tard, ce chiffre était monté à 1 674 stations-service, soit 13,36 % du total.

Toutes ne se trouvent pas dans la même situation. Parmi les stations mentionnées en août, 913 ont cessé de communiquer leurs prix pendant une semaine, tandis que 370 en ont accumulé deux sans le faire.
Le problème devient plus préoccupant dans les cas répétés. Au total, 164 stations n’ont pas transmis d’informations au cours de l’une des cinq semaines du mois, bien que la CNMC doive encore vérifier si certaines étaient réellement en activité. Les stations indépendantes représentent environ 68 % des cas détectés.
Amendes allant jusqu’à 600 000 euros pour non-déclaration des prix
L’obligation de communiquer n’est pas nouvelle. La réglementation espagnole exige que les responsables des stations-service transmettent leurs prix tous les lundis, ou le premier jour ouvrable suivant en cas de jour férié, ainsi que chaque fois qu’ils apportent des modifications.

Ces données alimentent les outils publics qui permettent de comparer le coût du ravitaillement en carburant. Le non-respect peut être considéré comme une infraction administrative grave, entraînant des sanctions allant de 60 000 à 600 000 euros, selon le Ministère de la Transition écologique.
Cependant, les stations identifiées ne sont pas automatiquement sanctionnées. La CNMC doit examiner chaque situation pour déterminer s’il convient d’ouvrir une procédure.
Le secteur demande également à ce que les systèmes d’alerte soient améliorés et que le registre des installations soit mis à jour, afin d’éviter que des erreurs administratives ne soient confondues avec des non-respects des règles.

Un problème pour ceux qui cherchent la station-service la moins chère
Le manque d’informations peut affecter directement les consommateurs. Le Geoportal des stations-service du Ministère permet de localiser les stations-service et de comparer les prix de l’essence et du diesel. Si une installation ne met pas à jour correctement ses tarifs, les conducteurs peuvent se retrouver face à des informations incomplètes ou obsolètes.
Cela ne prouve pas que ces stations-service pratiquent des prix illégaux ni qu’il y ait une manipulation délibérée. La situation prend une importance particulière dans un contexte de hausse des prix des carburants. Au cours du mois d’août, le prix moyen de l’essence 95 en Péninsule et aux Baléares a atteint 1,725 euro par litre, tandis que le diesel A a atteint 1,852 euro.
La CNMC continuera de surveiller les non-conformités et de vérifier les informations transmises par les opérateurs. Pour les conducteurs, le problème est simple : comparer les prix n’est utile que lorsque les stations-service fournissent des données correctes et mises à jour.