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Véhicules

Javier a parcouru 7 000 km avec une Toyota à hydrogène : « La réalité a largement dépassé mes grandes attentes. »

Javier a parcouru 7 000 km avec une Toyota à hydrogène : « La réalité a largement dépassé mes grandes attentes. »

Le Toyota Mirai prouve qu’une voiture électrique à hydrogène peut offrir une conduite silencieuse, confortable et avec une réponse immédiate.

Javier Arboleda a parcouru environ 7 000 kilomètres avec cette berline pendant près d’un an, et son expérience met en évidence les qualités du véhicule, tout en soulignant le principal défi de cette technologie : disposer de suffisants points de ravitaillement.

expérience toyota mirai voiture électrique hydrogène 4

Presque un an au volant d’une voiture à hydrogène

Arboleda, ingénieur ayant une longue carrière professionnelle dans l’industrie automobile et de l’expérience en essais de véhicules en développement, s’intéresse depuis des décennies à l’utilisation de l’hydrogène dans la mobilité.

Sa chance est arrivée lorsque Toyota Espagne a prêté un Mirai à pile à combustible à SHYNE, le réseau espagnol de l’hydrogène. Pendant près d’un an, Arboleda a pu l’utiliser presque tous les jours pour son travail et parcourir environ 7 000 kilomètres.

La différence par rapport à un essai conventionnel est importante. Une utilisation prolongée permet de se familiariser avec le comportement de la voiture dans la vie quotidienne, au-delà des premières impressions d’une présentation ou d’un essai de presse.

Sa réévaluation globale est très positive. Il souligne notamment le silence de fonctionnement, le confort, la qualité perçue ainsi que la réactivité du système de propulsion lorsqu’il faut accélérer. Il mentionne également le design de cette berline qui, selon lui, attire l’attention sur la route.

expérience du Toyota Mirai, voiture électrique à hydrogène 2

La stabilité et les suspensions, parmi ses points forts

En dehors de la technologie à hydrogène, l’un des aspects qui a le plus surpris Arboleda est le comportement dynamique du Toyota Mirai.

L’ingénieur souligne l’efficacité des suspensions ainsi que l’équilibre du châssis, qui permettent de combiner stabilité en virage et confort pendant les déplacements. Il met également en avant la réponse immédiate lorsqu’on demande de la puissance, une caractéristique propre à la propulsion électrique.

Le Mirai de deuxième génération développe 134 kW / 182 ch et 300 Nm de couple, avec une propulsion arrière. Toyota annonce une autonomie allant jusqu’à 650 kilomètres ainsi qu’une consommation homologuée comprise entre 0,81 et 0,84 kg d’hydrogène par 100 kilomètres, en fonction de la configuration.

La marque estime également que le temps nécessaire pour recharger le véhicule en conditions adéquates est inférieur à cinq minutes. Ces performances correspondent aux données officielles du fabricant : Arboleda ne publie pas ses propres mesures de consommation ou d’autonomie sur une distance de 7 000 kilomètres.

Une voiture électrique qui n’a pas besoin d’une prise

Le Toyota Mirai appartient à la catégorie des véhicules électriques à pile à combustible (FCEV). Son fonctionnement diffère de celui d’une voiture électrique à batterie, bien que les deux utilisent un moteur électrique pour faire avancer les roues.

Au Mirai, l’hydrogène stocké à bord réagit avec l’oxygène de l’air dans une pile à combustible pour produire de l’électricité. Une batterie complète le système et aide à fournir de l’énergie lorsque l’on a besoin d’une puissance élevée.

Le véhicule dispose de trois réservoirs ayant une capacité totale de 5,6 kilogrammes d’hydrogène. Lors de sa circulation, il ne émet pas de dioxyde de carbone par les échappements et l’eau est l’un des produits de la réaction électrochimique.

Cependant, cela ne signifie pas que toute la chaîne énergétique soit exempte d’émissions. L’impact climatique dépend, entre autres facteurs, de la manière dont l’hydrogène est produit, de l’énergie utilisée pour le fabriquer et le transporter, ainsi que des matériaux employés pour construire le véhicule.

expérience Toyota Mirai, voiture électrique à hydrogène 3

Les stations d’hydrogène, le grand obstacle à leur expansion

L’expérience d’Arboleda montre le potentiel des piles à combustible pour le tourisme, mais cela ne suffit pas à déterminer leur coût d’utilisation ni leur viabilité pour n’importe quel conducteur. Son récit ne précise pas combien d’hydrogène il a réellement consommé, combien il en a payé ni quelles stations il a utilisées au cours de ses déplacements.

Ces informations sont essentielles, car la disponibilité des stations d’hydrogène conditionne à la fois les trajets quotidiens et les longs voyages. La rapidité du ravitaillement perd en partie son attrait si le conducteur a du mal à trouver une station fonctionnelle et accessible.

L’Union européenne cherche à développer cette infrastructure grâce au règlement AFIR. L’article 6 stipule que, d’ici le 31 décembre 2030, les États membres devront disposer de stations publiques de ravitaillement en hydrogène espacées d’au plus 200 kilomètres les unes des autres le long du réseau de transport transeuropéen de base. Ils devront également disposer d’au moins une station dans chaque nœud urbain visé par cette réglementation.

Cette exigence ne signifie pas qu’il faille installer une station de production d’hydrogène tous les 200 kilomètres sur toutes les routes, mais plutôt couvrir les corridors et nœuds prévus par le règlement.

Le Mirai est prêt ; l’infrastructure, moins

Selon Arboleda, l’hydrogène peut offrir une expérience de conduite satisfaisante même dans les voitures particulières, en plus des applications généralement associées à cette technologie dans le transport lourd.

Cependant, les 7 000 kilomètres parcourus ne permettent pas de tirer des conclusions générales sur les coûts, la consommation réelle ou la facilité de voyager en Espagne avec un Mirai. Ils offrent cependant une évaluation approfondie de son confort, de ses performances et de son comportement dynamique.

La prochaine étape pour développer cette alternative ne dépend pas uniquement d’améliorer les véhicules. Elle exige également un réseau de ravitaillement permettant d’utiliser ces véhicules normalement et de planifier des voyages sans que l’accès à l’hydrogène ne devienne une contrainte.

Le récit complet de Javier Arboleda peut être consulté dans cet article sur son expérience avec le Toyota Mirai.