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La conduite autonome en Italie : quand arrivera-t-elle ?

La conduite autonome en Italie : quand arrivera-t-elle ?

La conduite autonome en Italie, quand deviendra-t-elle une réalité ? C’est la question que nous pose Giacomo, un lecteur en situation de handicap.

Conduite autonome en Italie : « Je suis en situation de handicap… »

« Bonjour, je m’appelle Giacomo, j’ai un handicap. J’aimerais savoir si le projet de conduite autonome dans un avenir proche en Italie deviendra une réalité, pour de courtes déplacements en ville. Merci. » Giacomo Boria

Réponse. Trop souvent, le sujet de la conduite autonome est abordé de manière superficielle. On a l’impression qu’il s’agit simplement d’un caprice pour des automobilistes ennuyés à la recherche de nouvelles expériences. Actuellement, en Italie, seul le Niveau 2 est autorisé, c’est-à-dire avec une assistance à la conduite, mais sous la responsabilité du conducteur. La réglementation ne permet en effet pas les véhicules entièrement autonomes (jusqu’au Niveau 5), où l’homme n’intervient pas. Le Code de la route définit un véhicule comme une « machine » conduite par un être humain. Sauf à des fins expérimentales, strictement encadrées par le Décret Smart Road (voir une démonstration dans la vidéo ci-dessus). Avec le Niveau 2, le véhicule assiste le conducteur (par exemple en maintenant la voie ou en freinant automatiquement), mais il ne prend pas de décisions autonomes. De plus, le conducteur doit garder les mains sur le volant et les yeux sur la route.

Première mise en service aux Pays-Bas et en Lituanie, pas en Italie

Conduite autonome en Italie

Au niveau européen, quelques pays tels que les Pays-Bas et la Lituanie ont fait un premier pas vers l’autonomie de conduite. Le système approuvé permet à la voiture de gérer de nombreuses fonctions de conduite – accélération, freinage, direction – mais toujours sous surveillance humaine. Le conducteur n’est pas tenu de garder les mains sur le volant en permanence, mais doit être prêt à intervenir immédiatement. Des capteurs internes surveillent l’attention et le regard : en cas de distraction, le système avertit et peut se désactiver. C’est une caractéristique essentielle pour respecter les exigences européennes, qui visent à éviter une confiance excessive dans la technologie. Revenant à la question de Giacomo, la réponse pour l’instant est négative. Même pour des déplacements courts, aucune autorisation d’une conduite véritablement autonome n’est prévue en Italie.

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