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L’Europe a enregistré 277 000 voitures électriques en juillet. Un véhicule neuf sur quatre est déjà équipé d’une prise ou d’une batterie.

L’Europe a enregistré 277 000 voitures électriques en juillet. Un véhicule neuf sur quatre est déjà équipé d’une prise ou d’une batterie.

En juillet 2026, les véhicules entièrement électriques représentaient en Europe entre 25 % et 25,7 % du marché des voitures neuves, selon la méthodologie de calcul et l’éventail des pays pris en compte. Cela correspond à 224 266 immatriculations de véhicules électriques uniquement dans l’UE, ou 277 006 si l’on inclut également le Royaume-Uni, la Norvège et la Suisse. Pour les conducteurs, un point est essentiel : les véhicules électriques ne sont plus une niche, tandis que les voitures à moteur thermique reculent plus rapidement que ce que prévoyaient les analystes il y a encore un an.

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La différence entre 224 000 et 277 000 ne signifie pas de confusion dans les données. Il s’agit simplement du fait que certaines statistiques couvrent l’UE, tandis que d’autres englobent presque tout le marché européen des voitures neuves. La tendance reste la même.

Juillet favorable aux véhicules électriques, mais le marché dans son ensemble croît beaucoup plus lentement

Le signal le plus fort de juillet est simple : les voitures électriques ont connu une croissance plus rapide que le marché dans son ensemble. À l’échelle européenne, les ventes de véhicules électriques ont augmenté de 51 % d’une année à l’autre, tandis que le marché des voitures neuves dans son total a progressé de seulement 4,1 %. Pour l’UE seule, la croissance des BEV a atteint 13,6 % d’une année à l’autre.

À première vue, ces tendances semblent contradictoires. Il s’agit encore de la méthodologie : différentes entreprises prennent en compte un ensemble différent de pays et un type différent de propulsion, en abrégé « EV ». Certaines ne parlent que des BEV, d’autres utilisent l’abréviation de manière plus large, mais le point commun reste le même : les véhicules électriques se développent nettement plus rapidement que les voitures à essence, diesel ou même les hybrides classiques.

Début janvier à fin juillet, près de 1,5 million de voitures électriques ont été enregistrées en Europe, ce qui représente une hausse de 30 à 37 % par rapport à la même période en 2025. Rien que au cours du premier semestre, selon l’ACEA pour l’UE, 1 220 890 véhicules électriques ont été enregistrés, leur part de marché atteignant 20,7 % contre 15,6 % l’année précédente.

Ce n’est plus une simple reprise après un trimestre difficile. Il s’agit d’une croissance durable, bien que toujours fortement dépendante de certains pays et des politiques locales.

L’Allemagne et la France tirent le score, le Nord est déjà loin devant

Les deux plus grands marchés de l’Union ont réalisé les meilleures performances en juillet. L’Allemagne a enregistré 78 609 véhicules électriques, soit 29,3 % des nouvelles voitures vendues. La France a atteint 44 378 enregistrements, avec une part de 35 %.

C’est précisément ces deux pays qui ont compensé la demande plus faible dans le reste de l’Europe. Et il ne s’agit pas seulement de l’ampleur. Il s’agit aussi du rythme de croissance. Au premier semestre de l’année, la France a enregistré une hausse de 62,9 % pour les véhicules électriques, tandis que l’Allemagne a vu sa croissance atteindre 48 %. Le Danemark a quant à lui enregistré une hausse de 41,2 %.

Au nord et dans le Benelux, l’électrification ressemble déjà par moments à une nouvelle normalité. Le Danemark a atteint 80,1 % de part des véhicules électriques en juillet, la Finlande 52,6 %, les Pays-Bas 47,3 %, la Belgique 42,8 % et la Suède 42,6 %. Ce sont des niveaux où le débat ne porte plus sur « les véhicules électriques seront-ils adoptés ? », mais plutôt sur « à quelle vitesse ils prendront le reste du marché ».

À l’autre extrémité du classement se trouvent les pays d’Europe centrale et méridionale. La Pologne avait une part d’environ 4 %, tandis que la Tchéquie en comptait 7,5 %. Ce sont toujours les derniers en Europe. En bref, l’Ouest et le Nord achètent des véhicules électriques en masse, tandis que notre région continue de se concentrer davantage sur les prix plutôt que de passer des commandes.

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Lorsque les subventions disparaissent, le marché ralentit immédiatement

L’Italie en est le meilleur exemple. Après l’expiration du soutien précédent, la part des véhicules électriques y est passée de 10,1 % en juin à 5,9 % en juillet. On ne peut pas présenter cela de manière flatteuse sous prétexte d’une « augmentation de l’intérêt pour l’électromobilité ». Le client se soucie du montant du loyer mensuel ou du prix d’achat, et non de la présentation du fabricant.

C’est d’ailleurs une conclusion plus générale à partir des données européennes. Là où la politique est prévisible, les véhicules électriques connaissent une croissance. Là où le soutien s’éteint ou change de mois en mois, la demande diminue rapidement. Les véhicules électriques sont désormais suffisamment matures pour occuper une grande place sur le marché, mais ils ne sont pas encore assez bon marché partout pour que cela fonctionne sans aucun incitatif.

La hausse des prix de l’essence et du carburant, ainsi qu’une gamme de modèles de plus en plus large, contribuent également à cette augmentation. C’est un facteur important, surtout pour les conducteurs de flottes et ceux qui possèdent leur propre véhicule, car ils comparent non seulement le prix d’achat mais aussi les coûts de fonctionnement sur une période de 3 à 5 ans.

Les hybrides restent en tête, mais l’essence et le diesel reculent de plus en plus vite

ACEA présente une image intéressante du premier semestre 2026 dans l’UE. Les hybrides complets restent le système de propulsion le plus populaire, avec une part de 37,3 % et un volume d’environ 2,2 millions de véhicules. Les hybrides rechargeables ont également connu une forte croissance, atteignant 9,8 % du marché, ce qui se traduit par 577 735 immatriculations.

En ce qui concerne les PHEV, c’est en Italie que la croissance a été particulièrement forte : +84,3 %. L’Espagne affiche une hausse de 39 % et l’Allemagne de 17,9 %. En juillet, les ventes de PHEV en Europe ont augmenté de 15 %, atteignant 125 530 unités. Les hybrides complets ont quant à eux connu une hausse de 9 % au cours du même mois.

Mais c’est du côté des véhicules à essence que se produisent les événements les plus intéressants. En UE, les voitures à essence ont diminué de 17,2 % au premier semestre, leur part tombant à 22,2 %. Les diesel ont quant à elles reculé de 16,5 %, ne représentant plus que 7,5 % du marché. L’essence a été particulièrement touchée en France, où les ventes ont chuté de 34,2 %.

Cela ressemble déjà à un changement réel de la structure du marché, et non à une simple fluctuation temporaire. Les véhicules hybrides conservent encore une grande part du marché, mais les véhicules électriques purs prennent progressivement la place autrefois occupée par l’essence et le diesel.

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Tesla ne gagne plus tous les mois, et les Chinois s’imposent fortement dans le segment des PHEV

Le mois de juillet a apporté un autre signal intéressant. Le véhicule électrique le plus vendu en Europe n’était pas Tesla, mais bien la Skoda Elroq. Viennent ensuite le Volkswagen ID.4 et le Renault 5 E-Tech. Cela montre que le marché devient de plus en plus normalisé : il n’y a pas de dominante unique, mais plutôt une large gamme de modèles.

Cependant, Tesla conserve une position solide si l’on considère la tendance à long terme. Après sept mois de 2026, le Tesla Model Y reste le véhicule électrique rechargeable le plus vendu en Europe, avec 115 759 immatriculations, ce qui représente une hausse de 55 %. La deuxième place revient à la Skoda Elroq avec 67 679 unités, suivie par le Tesla Model 3 avec 57 086 voitures.

Les choses deviennent encore plus intéressantes dans le segment des PHEV. Là, les marques chinoises profitent d’une différence tarifaire, car les hybrides rechargeables importés de Chine ne sont pas soumis aux mêmes droits de douane élevés que certains véhicules électriques. Le résultat ? En juillet, les modèles chinois représentaient 34 % du marché des PHEV en Europe et occupaient près de la moitié des dix premières places.

Le hybride rechargeable le plus vendu était le BYD Seal U, suivi du BYD Atto 2, tandis que le Jaecoo 7 occupait la quatrième place. Sur l’ensemble de la période allant de janvier à juillet, le podium des PHEV en Europe était entièrement chinois.

Cela pourrait poser un problème aux constructeurs européens. Dans le segment des BEV, ils se défendent grâce à une large gamme de produits et à une production locale. Dans le segment des PHEV, les Chinois sont entrés par la bande et y réussissent très bien.

L’Europe se tourne vers les véhicules électriques plus rapidement que ce à quoi on s’attendait il y a encore peu, mais elle montre en même temps que, sans conditions stables, même une bonne tendance peut être entravée. Selon vous, qu’est-ce qui pousse le plus le marché des véhicules électriques aujourd’hui : les prix de l’essence, un plus grand choix de modèles ou bien encore des subventions ?

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Source: LovEV.pl