Cette ville cherche à donner l’exemple en réduisant ses émissions : les nouvelles licences VTC ne sont accordées qu’aux voitures électriques.

25/10/2026 12:00
Mis à jour le
25/10/2026 12:00
Londres prépare un changement majeur concernant les conditions d’exploitation des véhicules de transport avec chauffeur (VTC) tels que ceux utilisés par Uber. Transport for London (TfL) a lancé une consultation publique afin d’exiger que, à partir du 3 juillet 2028, tous les véhicules souhaitant obtenir une licence VTC pour la première fois soient entièrement électriques. Cette proposition exclurait les nouveaux véhicules à essence, diesel, hybrides classiques et hybrides rechargeables. La mesure n’a pas encore été approuvée et prévoit une exception temporaire jusqu’en juillet 2030 pour les véhicules adaptés au transport de personnes en fauteuil roulant.
Londres veut interdire les hybrides rechargeables dans les nouvelles licences VTC
La proposition prévoit un durcissement des conditions que Londres applique depuis plusieurs années aux véhicules de transport privé.

Actuellement, les voitures qui demandent une nouvelle licence doivent respecter certaines exigences relatives à la circulation sans émissions, condition qui autorise l’utilisation aussi bien de véhicules électriques purs que d’hybrides rechargeables.
Cependant, TfL estime qu’il est temps de passer à une flotte entièrement électrique. À partir du 3 juillet 2028, seuls les véhicules électriques à batterie pourraient obtenir une première licence VTC, si la modification est finalement approuvée.
La restriction affecterait des services tels qu’Uber et d’autres opérateurs de transport privé, mais elle ne prévoit pas le retrait automatique des véhicules hybrides déjà autorisés. Les taxis traditionnels de Londres, soumis à une réglementation différente, ne feraient pas non plus l’objet de cette exigence spécifique.

Plus de 33 000 véhicules hybrides rechargeables pourraient être touchés par ce changement
Cette décision intervient alors que l’électrification des VTC de Londres a déjà atteint des chiffres considérables. Selon les données de septembre 2026, Londres comptait 94 661 véhicules de transport privé autorisés.
Parmi eux, 35,5 % étaient entièrement électriques, tandis que 35,2 % correspondaient à des véhicules hybrides rechargeables. Cela signifie qu’environ 33 600 véhicules fonctionnaient exclusivement à l’aide de batteries, et que d’autres 33 300 combinaient une propulsion électrique et une combustion interne.
Malgré ces chiffres, les autorités de Londres estiment que les véhicules hybrides rechargeables continuent de produire des émissions polluantes lorsqu’elles utilisent leur moteur thermique.
Leurs estimations indiquent que la nouvelle réglementation pourrait réduire de 35 % les émissions de CO2 et de 9 % celles des oxydes d’azote des VTC au cours des dix premières années de son application, par rapport au maintien des exigences actuelles.

Les véhicules adaptés disposeront de deux ans supplémentaires
La proposition prévoit une exception pour les véhicules adaptés au transport de personnes en fauteuil roulant, qui disposeront jusqu’au 1er juillet 2030 pour se conformer aux nouvelles exigences.
TfL étudie également la possibilité de limiter l’âge maximal des VTC à dix ans et de réduire le délai pour renouveler une licence expirée de 24 à 12 mois. La consultation publique restera ouverte jusqu’au 2 décembre 2026, de sorte que les conditions finales pourraient encore changer.
Pour des villes espagnoles comme Madrid ou Barcelone, où les services VTC sont très présents, cette initiative soulève une question importante : dans quelle mesure les véhicules hybrides rechargeables continueront-ils d’être considérés comme une solution valable pour électrifier le transport professionnel.
Londres n’a pas encore approuvé son exclusion des nouvelles licences, mais sa proposition indique clairement une direction : passer de l’exigence que les véhicules soient capables de circuler sans émissions à celle qu’ils n’aient pas de moteur à combustion interne.