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Réglementation

Le rapport alarmant qui effraie les garages : 200 000 € pour s’adapter aux voitures électriques, ce qui les fait gagner moins d’argent.

Le rapport alarmant qui effraie les garages : 200 000 € pour s’adapter aux voitures électriques, ce qui les fait gagner moins d’argent.

28/10/2026 17:00

Mis à jour le

28/10/2026 17:00

Les voitures électriques transforment le secteur des garages mécaniques en Europe, et ce non pas parce qu’elles nécessitent plus de réparations. Une étude de Solera indique que leur entretien périodique peut coûter 68 % moins cher que celui d’une voiture à essence, ce qui représente une économie importante pour les conducteurs, mais aussi des revenus réduits pour certaines opérations. Parallèlement, un rapport de la Commission européenne souligne qu’adapter un garage officiel pour travailler avec des véhicules électriques peut exiger des investissements allant jusqu’à 200 000 euros. Une combinaison qui pose un défi majeur au secteur de la réparation.

Les voitures électriques nécessitent moins d’entretien et les garages gagnent moins

La raison réside dans les différences mécaniques entre une voiture à combustion interne et une voiture entièrement électrique. Les véhicules à batterie (BEV) échappent à de nombreux composants qui nécessitent des vérifications périodiques ou peuvent tomber en panne, tels que les systèmes d’échappement, les courroies de distribution, les injecteurs ou les changements d’huile du moteur.

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D’après une analyse de Solera basée sur des données pour l’Espagne en 2024, la maintenance programmée d’une voiture électrique coûte 68 % moins cher que celle d’une voiture à essence.

La différence diminue lorsqu’on prend en compte l’ensemble des opérations de maintenance et de réparation. Dans ce cas, la dépense annuelle moyenne est de 368 euros pour un véhicule électrique contre 513 euros pour les véhicules à combustion, soit environ 28 % de moins.

Il existe également des exceptions, comme les coûts plus élevés pour les pneus de certains modèles ou les réparations coûteuses qui peuvent affecter les batteries.

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Jusqu’à 200 000 euros pour adapter un atelier officiel

Paradoxalement, alors que certaines opérations diminuent, les ateliers doivent investir pour pouvoir prendre en charge correctement les nouveaux véhicules.

Une étude menée par CLEPA et Roland Berger, citée par le Centre commun de recherche de la Commission européenne, estime que l’adaptation des installations d’un atelier officiel peut coûter jusqu’à 200 000 euros. Ce montant inclut des investissements en outils, en formation spécialisée et en équipement pour travailler avec des systèmes électriques à haute tension.

Cela ne signifie pas que tous les ateliers doivent débourser cette somme. Il s’agit d’une estimation maximale pour certaines installations officielles, tandis que les centres indépendants peuvent engager des investissements plus faibles en fonction des services qu’ils souhaitent proposer.

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Les concessionnaires officiels gèrent les réparations des véhicules électriques

La transformation du marché modifie également l’endroit où se rendent les conducteurs. Selon les données recueillies dans le rapport européen, 83,7 % des visites de maintenance pour véhicules électriques ont lieu dans des ateliers officiels, contre 40,4 % pour les voitures conventionnelles.

Cette différence s’explique en partie par le fait que les véhicules électriques sont encore relativement récents et que beaucoup se trouvent encore sous garantie.

Les ateliers indépendants doivent donc faire face à un double défi : investir dans de nouvelles compétences techniques et concurrencer des entreprises qui, au départ, contrôlent le marché via leurs réseaux officiels.

L’électrification ne signifie pas que les ateliers disparaîtront. Les réparations de suspension, de direction, de pneus, de carrosserie et des systèmes électroniques resteront nécessaires. Cependant, leur activité devra s’adapter aux voitures qui requièrent de moins en moins d’interventions mécaniques traditionnelles et des professionnels de plus en plus spécialisés.