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Véhicules

Carrefour bloque les panneaux solaires sur les toits de 18 centres commerciaux en Belgique. Le problème vient de l’interdiction, et non de la masse elle-même.

Carrefour bloque les panneaux solaires sur les toits de 18 centres commerciaux en Belgique. Le problème vient de l’interdiction, et non de la masse elle-même.

Carrefour Belgia a interdit l’accès des voitures électriques aux parkings sur toit de 18 supermarchés. Le groupe justifie cette décision par l’âge des structures et la difficulté à éteindre les incendies de véhicules à batterie, mais les critiques soulignent à juste titre que l’interdiction concerne le type de propulsion et non la masse réelle du véhicule.

Cela fait une différence, car les légers véhicules électriques urbains sont exclus, tandis que les lourds SUV à moteur thermique ne le sont pas.

Ponts anciens, nouveau parking

D’après les données d’ADEME, une voiture essence moyenne pèse environ 1150 kg, tandis que la batterie d’une voiture électrique peut peser de 250 à 600 kg. Le réseau a donc jugé qu’il serait plus sûr de ne pas autoriser les véhicules électriques sur les toits, bien qu’ils puissent se garer normalement dans les parkings au sol.

Le problème apparaît peu après. Carrefour n’a pas fixé de limite de poids, mais seulement une interdiction simple pour une catégorie de véhicules. Cela conduit à des absurdités.

Pas le Twingo, mais l’X5 si

L’exemple le plus souvent cité est très simple : la Renault Twingo E-Tech électrique pèse environ 1168 kg et ne pourra pas monter. En revanche, le BMW X5 xDrive à moteur thermique, qui peut peser jusqu’à 2430 kg, le pourra.

Il existe d’autres exemples similaires. La Dacia Spring pèse environ 970 kg, la Fiat 500e environ 1250 kg, tandis que la Tesla Model 3 dans sa version de base pèse environ 1772 kg. Certains de ces véhicules se situent dans la fourchette de poids des compactes et des crossover classiques à moteur thermique. Une interdiction basée uniquement sur le type de propulsion ressemble donc davantage à une mesure administrative qu’à une analyse réelle des charges.

C’est justement là que Carrefour se met lui-même à dos les critiques. Si le problème est la limite de poids, la solution devrait être une limite DMC ou un poids propre clairement définies. Pas de sélection : l’électrique est mauvais, l’essence est bonne.

Le deuxième argument avancé par le réseau concerne les incendies. Un porte-parole de Carrefour Belgique évoque la difficulté d’intervenir sur le toit des bâtiments et le fait que les incendies de batteries lithium-ion soient plus complexes à éteindre. C’est vrai, mais cela ne signifie pas pour autant que les véhicules électriques prennent feu plus souvent. Ils ne prennent pas feu plus fréquemment, et selon certaines analyses, le risque d’incendie est comparable à celui des voitures à moteur thermique. De plus, un incendie de voiture à moteur thermique présente son propre problème très concret : le carburant enflammé peut se répandre sur le parking et propager rapidement le feu. Il est donc peu judicieux de cultiver une peur simpliste sous prétexte que « EV = incendie ».

La Belgique a lancé un débat qui reviendra aussi ailleurs

Le conflit ne concerne pas seulement Carrefour. Au Royaume-Uni, on soulignait déjà il y a plusieurs années que certaines anciennes parkings multiplex des années 60 et 70 n’avaient pas été conçus pour les flots de voitures d’aujourd’hui. En Corée du Sud, après un grand incendie dans un garage souterrain, des restrictions locales ont été mises en place pour les véhicules électriques fortement chargés, et en Grèce, les ferries imposent des limites de niveau de charge pour les voitures électriques.

La différence réside dans le fait que, là-bas, on discute généralement d’un risque spécifique et de procédures précises. Le cas belge montre quelque chose de différent : un vieux problème d’infrastructure présenté sous forme d’une simple interdiction pour un nouveau type de propulsion.

Pour le conducteur polonais, il s’agit pour l’instant plutôt d’une curiosité que d’une annonce de restrictions similaires à grande échelle. Mais si quelqu’un gère un vieux parking, la question du volume de véhicules reviendra, à condition que la réponse plus logique soit une limite en tonnes plutôt que de chercher à interdire les prises électriques.

Carrefour voulait jouer la prudence, mais il l’a fait de telle manière que même les véhicules électriques les plus légers en ont pâti. Selon vous, comment devraient être formulées de telles règles : une limite de poids pour tous ou une totale liberté en attendant l’évaluation technique ?

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Source: LovEV.pl