On a testé la première Volkswagen Golf hybride : sobre et agréable, mais tout n'est pas parfait

On aurait tendance à l’oublier, mais l’hybride chez Volkswagen ne date pas d’hier. Dès 1992, soit cinq ans avant la toute première Toyota Prius, le constructeur présentait le concept Chico, une petite 2+2 de 3,15 m associant un bicylindre de 660 cm³ et 34 ch à un moteur électrique de 8 ch. Capable de rouler sur l’un, sur l’autre, ou sur les deux à la fois. Suivront plusieurs concepts, dont la Golf Hybrid TDI Concept et la Golf Twin Drive, première hybride rechargeable du groupe, à la fin des années 2000. Arrivent enfin deux modèles de série au début des années 2010 : le Touareg Hybrid (2010) et la Jetta Hybrid (2012). Deux échecs commerciaux, la faute à des TDI aussi sobres que simples, avec un gazole alors 15 à 20 % moins cher que l’essence. De quoi refroidir l’engouement du constructeur qui a préféré passer par la case hybride rechargeable avec la Volkswagen Golf GTE, dont la première version remonte à 2014.
Pendant ce temps, Toyota a fait de l’hybride simple sa spécialité, et la France est devenue l’un de ses meilleurs terrains de jeu. Une technologie qui représente aujourd'hui environ 20 % des immatriculations hexagonales. D’où l’idée de la marque de Wolfsburg de renouer avec l’hybride grâce à cette première Golf hybride, déclinée en deux motorisations. Une mécanique que l’on retrouve également sur le nouveau Volkswagen T-Roc hybride mais aussi prochainement sur d’autres compactes du groupe, à commencer par la Skoda Octavia dans les toutes prochaines semaines. Alors, ce retour aux sources est-il réussi ? C’est parti pour notre essai dans la région niçoise, sous une météo qui n’était pas franchement de la partie.

Passionné de technologies et d’innovations, Michaël s'intéresse aux véhicules électriques et hybrides depuis de nombreuses années. Aujourd’hui, il élargit son spectre à l’ensemble des énergies alternatives (GNV, GPL, hydrogène, éthanol etc…) et à tous les enjeux liés à la mobilité.